blog paîen

 

Un drôle de titre qui m'est dicté par ce que j'entends et vois autour de moi.

Beaucoup d'amis païens  défilent dans les rues finalement surtout contre l'adoption par les homos*avec peut-être une certaine tolérance induite pour le mariage. Et l'envie d'expliquer aux journalistes et autres spectateurs que tout le monde ne défend pas un mariage chrétien, ou du moins un mariage religieux.

 

Je suis païenne et je suis contre tout mariage qui ne soit pas l'union d'un homme et d'une femme.

Bien entendu, d'un point de vue "naturaliste" et ethnographique, le mariage entre personnes du même sexe est une aberration. Le mariage, célébrant la différence et la complémentarité de deux êtres, propres (à priori) à concevoir ensemble et à créer une descendance. Cette descendance étant ainsi protégée par chacun des deux êtres, chacune s'appuyant sur l'autre et se servant des capacités de l'autre,   l'homme ne pouvant plus renier sa responsabilité et son devoir. Le mariage nommant aussi les lignées, il ne pourra plus y avoir la consanguinité et l'altération qui en découlait quand il n' y avait que le hasard et les désirs comme point de départ à la conception.

 

 

Il est bien difficile de parler de mariage sans parler d'enfant et pourtant ce n'est pas ce qui m'a poussé à me marier quand j'avais 21 ans.  Moi qui ne rêvait alors ni de mariage, ni d'enfant; qui pensait que la seule volonté de deux personnes se promettant fidélité, avec leur honneur comme seul gage était suffisant. 

Mais la vie m'a fait comprendre que le mariage était un acte communautaire, une déclaration d'amour et d'engagement devant des témoins, nos familles et tout ceux qui nous sont chers. Le mariage pose l'insondable, il assoit ce qui n'était jusqu'alors que des sentiments entre deux gamins de vingt ans en une base légitime. Je pensais en me mariant construire une muraille autour de nous... ce fut tout le contraire.

Je pense désormais que l'on ne se marie pas pour soi, mais pour les autres.

Du moins en tant que païenne, je devais dire adieu au mariage à la Braveheart, seuls sous l'arche étoilée avec Dieu pour seul témoin.

Je me suis donc mariée devant une assemblée, chrétienne en majorité, donc à l'Eglise afin que les rites chrétiens me fasse accéder à la légitimité d'épouse véritable à laquelle j'aspirais à leurs yeux. 

 

 Non ce ne fut pas le plus beau jour de ma vie **La nécessite tout à fait honorable d'être en représentation" ce jour là, de renouer des liens familiaux distendus, d'en créer de nouveaux , ne m'a pas apporté le  flot d'émotion qui m'a terrassé le jour où j'ai tenu le premier de mes enfants.  Ce n'est d'ailleurs pas cette date de mariage qui s'est imposée à nous pour voir s'égréner les années que nous passons main dans la main, mais c'est bien elle que nous rappellent nos familles, et c'est bien normal.

Le mariage dépasse les individualités. Ils est la première pierre des communautés, des peuples, des lignées.

Il est tout sauf un acte de passion égoïste. Il est ce qui fait que deux êtres qui se regardent les yeux dans les yeux depuis leur rencontre, détournent la tête vers ce qui les entoure. Il fait l'union de deux familles, il apporte le sang nouveau. Il unissait les villages, les maisons, les champs... Il fait aussi tourner la tête vers une nouvelle éternité, tel ces vieux couples voûtés qui regarde jouer leurs arrières arrières petits enfants.

Le mariage entre deux personnes de même sexe est un non sens absolu et doit être combattu avec autant de force et de fougue que ce "Droit à l'enfant" . Nous ne nous battons pas CONTRE ces personnes qui n'ont pas compris que se regarder l'un l'autre, avec des sentiments sincères n'était pas suffisant pour revendiquer le mariage et toute la charge symbolique et traditionnelle qu'il porte en lui. D'ailleurs aucune société antique pratiquant et tolérant l'homoséxualité  n'avait pensé y mettre un cadre institutionnel, (et encore moins en faire une base saine pour y élever des enfants, "crées" volontairement sans racines.)

Nous nous battrons POUR défendre le mariage traditionnel.

Je suis en colère et  je ne suis pas la seule. 

Il est d'ailleurs à noter que le français qui souffre par son appauvrissement et l'insécurité constante, c'est à dire des éléments propres à mettre en danger sa vie, choisit de se mobiliser à une échelle encore jamais égalée pour défendre un symbole...

 

525353_264184437052224_1966155507_n

 Nantes, le 13 avril 2013, Place royale à 15h00

 

*(oui, on ne peut grammaticalement pas appeler "couple" ce qui est en fait une "paire", mais craignant d'être taxée d'homophobie, je m'abstiendrai...) 

**(mais si Maman, une magnifique tout de même!)